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De long travaux Dans le cadre de la sécurisation des falaises de St-Jean, la ville de Genève a mandaté l'Entreprise Forestière Audeoud, spécialisée dans les coupes de bois difficiles, les travaux acrobatiques, l'élagage, les abattages spéciaux, etc.
Les travaux forestiers sur les falaises de St-Jean ont commencé le 20 novembre et se sont terminés le 13 décembre. Ils ont consisté, outre les abattages, en du débroussaillage et du nettoyage de falaises (travaux sur corde), ainsi que l'émondage préalable de quelques gros arbres. L'Entreprise Forestière a également procédé au broyage et aur rangement des branches au pied des falaises. Le point fort de ce chantier a été l'intervention de l'hélicoptère K-MAX de la société ROTEX pour évacuer les plus gros arbres, les 4 et 5 décembre.
La société ROTEX a été mandatée, en tant que sous-traitant, par la Société Forestière. Ces deux entreprises ont l'habitude de collaborer sur ces types de chantiers. La participation du K-MAX a été le point fort de ce chantier, mais n'enlevant rien aux mérites des bûcherons effectuant leur travail dans les falaises.
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Petit panorama de la zone depuis le Viaduc de la Jonction. Depuis la gauche : St-Jean, les falaises, le Rhône, la Jonction, l'Arve et le Bois de la Bâtie.
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Une importante préparation La zone concernée s'étendait du Viaduc la Jonction (CFF et piéton) au Pont Sous-Terre. Ce type de travaux demande une longue préparation. Pas moins de 6 visites ont été nécessaires pour établir un devis, obtenir les autorisations nécessaires (gendarmerie, OCM, inspection des chantiers, Skyguide) ainsi que la coordination avec les autorités communales et les diverses entreprises concernées. Trouver une zone pour poser l'hélicoptère la nuit, le ravitailler, déposer les arbres, les traiter et trouver un hôtel pour les employés. Mise en place de l'équipe et organisation du chantier avec 12 personnes de ROTEX, l'hélicoptère et le tracteur.
L'Entreprise Forestière etait sur le terrain avec 6 bûcherons (dont le patron), plus 6 sentinelles supplémentaires postées aux endroits clés survolés par le K-MAX. Pour le reste des travaux, l'Entreprise Forestière disposait de 6 à 7 ouvriers pendant les 15 journées qu'a duré ce travail. Ce chantier a été délicat et fastidieux à
organiser dans son ensemble, et a nécessité environ 70 heures de préparation et
d'organisation, y compris l'organisation de détail sur le terrain arbre par
arbre avec les partenaires concernés.
Plus de 200 rotations en deux jours Les vols débutaient dès qu'il y avait assez de lumière, soit de 8h à 17h environ. Plusieurs équipes étaient réparties sur la zone pour la coupe des arbres, le K-MAX passant au fur et à mesure à la demande des équipes. Un timing très rodé, chaque rotation durant à peine 5 minutes, ne posant que pour faire le plein environ une fois par heure. L'équipe n'eu pas de bonne condition météo le mardi, la pluie étant souvent de la partie. Le mercredi étant bien meilleur, avec du soleil. Mais les premières lueurs du matin amenaient son ruban de brouillard typique de cette région, stagnant depuis le Rhône et l'Arve jusqu'au sommet des falaises de St. Jean, avec une température dépassant à peine 0°C. Le tout se dissipant en milieu de matinée.
La machine ROTEX est bien huilée, ce sont des spécialistes de ce type d'abattage difficile et de transport de charges lourdes en tous genre. Des équipes de deux personnes disposées à plusieurs endroits de la falaise s'occupent de tronçonner les arbres, en une ou plusieurs sections selon la taille. Dès qu'il est suffisamment entamé, l'équipe y fixe un câble et font signe au pilote lorsqu'il sur le site. Le crochet, pendant sous une élingue d'une trentaine de mètres, est amené avec précision au niveau des hommes qui crochent le câble à l'élingue. Le pilote prend alors légèrement de l'altitude pour que l'élingue soit sous tension et les hommes au sol terminent de tronçonner l'arbre. Dès que le tronc est coupé, sans secousses, le pilote emporte sa charge vers la zone de dépôt, situé de l'autre coté, au Bois de la Bâtie, en évitant les zones construites de La Jonction, par mesures de sécurités.
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Sur le terrain, on scie le tronc...

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... à plusieurs endroits

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Le pilote se place à la verticale...

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... et amène le crochet avec précision.
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En maintenant un stationnaire parfait, le tronc est arrimé et l'élingue est tendue.

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Bien arrimé, le tronc fini d'être sectionné.

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Dès que ça lâche, le tronc est emporté.

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Mission accomplie, au suivant...

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Sur la zone de dépôt, ça ne chôme pas non plus. Plusieurs hommes sont là. Dès que la charge est déposée, deux personnes débitent les troncs en plusieurs parties, puis un engin mécanisé emporte le tout et l'empile sur le tas de bois juste à coté. L'opération est à peine terminée que le K-MAX est déjà là avec la charge suivante. C'est impressionnant de précision, d'efficacité et de rapidité.
En deux jours, 207 rotations de bois ont été effectuées pour un total de 313 tonnes transporté. Certains arbres ont nécessité jusqu'à 8 rotations. Ce bois sera utilisé comme combustible de chauffage.
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Les troncs sont déposés ...
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sur la DZ,
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immédiatement débités et entreposés
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K-MAX, la grue volante Le K-MAX est un hélicoptère spécialement développé pour les travaux aériens. Son fuselage fin ne laisse la place qu'au pilote et il est surmonté de deux rotors bipales montés côte à côte, inclinés en V, ce qui lui permet de se passer d'un rotor anti-couple. Cette configuration permet l'emport de charge lourde, ne produit que peut de bruit et en fait une machine très stable. Le fuselage est lui aussi dessiné en V, ce qui permet au pilote de voir facilement vers le bas depuis les deux cotés du cockpit. Les fenêtres latérales sont bombées pour une meilleure visibilité vers le bas.
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Il peut emporter 863 litres de kérosène JET A1 lui donnant une autonomie d'environ 460 km ou environ 2h30 d'autonomie. Le K-MAX est motorisé par une turbine Textron-Lycoming T5317 de 1500 CV lui permettant de soulever des charges de 2700 kg. La vitesse n'est pas son domaine de prédilection, car il pointe au maximum à 185 km/h. Sur les emplacements, la société ROTEX utilise un camion citerne pour les ravitaillements en carburant, évitant ainsi la manipulation de fûts et permettant un remplissage plus rapide. Le pilote du K-MAX peut ainsi repartir plus vite au travail. A noter que l'inclinaison des rotors (tournants) de cet hélicoptère oblige le personnel au sol à n'approcher l'appareil que par l'avant. Cet angle d'inclinaison des rotors serait fatale à une personne approchant depuis les cotés...
ROTEX Helicopter La compagnie a été fondée le 6 février 1997 et a débuté ses opérations le 11 avril 1997 en employant à cette époque 9 personnes. La société emploie actuellement 25 personnes et possède deux K-MAX. Les bureaux sont situés à Giswil et les hélicoptères sont basés sur l'héliport de Blazers (LSXB) de la compagnie Rhein-Helikopter AG.
Texte et photos : Laurent Baudillon - Publication janvier 2007 - Remerciements à M. Vincent Delafontaine, responsable commercial de ROTEX pour la Suisse Romande et à M. Marc Audeoud de l'Entreprise Forestière pour leurs informations.

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